Ferme Janlau : un tiers de siècle en production biologique - Ceresco

L’ACADÉMIE CERESCO PRÉSENTE

Alliance & croissance

juin 2021

Ferme Janlau : un tiers de siècle en production biologique

NOM DU PRODUCTEUR
Jean Côté et Laurent Lefebvre

NOM DE LA FERME
Ferme Janlau S.E.N.C

RÉGION : Centre du Québec

PRODUCTEUR CERESCO DEPUIS
1994

SUPERFICIE DES TERRES
200 hectares / 500 acres

Variétés cultivées en 2021
AAC Kovik

Variétés cultivées en 2020
AAC Kovik AAC Rubicon

Représentant

Nody Civil, M. Sc.
Conseiller agricole
Centre du Québec

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"M. Jean Côté (gauche) et M. Laurent Lefebvre dans un champ de seigle"

 

La ferme Janlau est située sur le rang du Pays-Brûlé à Baie-du-Febvre à quelques kilomètres du lac Saint-Pierre et de Nicolet, dans le Centre-du-Québec. Elle est la propriété de Jean Côté et Laurent Lefebvre, des beaux-frères qui cultivent leurs terres certifiées biologiques depuis plus de 30 ans. Ils ont longtemps été considérés comme des hurluberlus, dans cette mer de grandes cultures conventionnelles.

Des débuts « normaux »

La ferme a été légalement constituée en 1973 et consistait en une petite ferme laitière et environ 200 hectares (500 acres) en production de foin, céréales, soya et maïs. En 1984, la décision fut prise d’entreprendre la conversion biologique pour les champs. Dès 1987, les champs obtenaient leur certification biologique, mais la production laitière est demeurée conventionnelle. « La production biologique est une façon de vivre en harmonie avec la terre, tout en visant une bonne production et des prix de vente des récoltes très avantageux. Il y a 6 générations, mes ancêtres produisaient de façon biologique, mais ce n’était pas par choix, mais plutôt qu’ils étaient trop pauvres pour acheter des engrais. Les rendements étaient très faibles et la qualité absente », explique Jean Côté.

En 1997, les deux associés décident de vendre les vaches pour se consacrer uniquement aux grandes cultures. Le fumier qui servait de matière fertilisante et amenait de la matière organique serait dorénavant absent. Jean Côté raconte :

« Il a fallu repenser notre plan de culture pour intégrer des plantes qui apportent de la matière organique et de l’azote, et qui vont capter les nutriments en profondeur pour les ramener vers la surface. »

Un nouveau départ

Les producteurs ont été bien accompagnés par des producteurs de grandes cultures biologiques déjà établis et par les agronomes du CETAB. Ils ont opté pour une rotation de neuf (9) ans, dont un quart des superficies en prairies de légumineuses et de graminées qui sont gardées pendant trois (3) ans en production afin de permettre au système racinaire de s’établir en profondeur. Après la deuxième coupe de foin de la troisième année, le sol est travaillé vigoureusement lorsqu’il est très sec, ce qui a l’effet d’un désherbage chimique. Ensuite, la terre est laissée en jachère jusqu’au 15 septembre pour le semis des céréales d’automne. Après la destruction des prairies, six (6) années de cultures en rotation céréales/soya se succèdent. « Nous avons fait des expériences avec de nouvelles cultures à travers les années, mais nous sommes maintenant assez bien établis dans nos rotations, » explique le producteur.

Sur les 167 hectares (412 acres) en production en 2021, 70 seront consacrés au soya, 21 au blé de printemps panifiable, 12 à l’orge de brasserie, 11 à l’épeautre d’automne, 15 au seigle d’automne et 38 au foin.

"M. Coté et M. Lefebvre en compagnie de Nody Civil, représentant pour Ceresco évaluant les semis de AAC Kovik faits au printemps 2021. "

La mise en marché

Pour la mise en marché des grains biologiques, les producteurs travaillent avec des acheteurs locaux qui sont prêts à payer plus pour la qualité de leurs grains. L’épeautre, le seigle et le blé panifiable sont vendus à des petits moulins à farine québécois qui font la mise en marché chez des boulangeries artisanales ou directement aux consommateurs. L’orge de brasserie est acheminée sur la rive nord du fleuve pour la vente à des malteries locales qui la vendent ensuite à des microbrasseries.

Le soya, la culture la plus rentable de la ferme, selon Jean Côté, est produit sous contrat pour Ceresco. « Nous faisons affaire avec Ceresco depuis 27 ou 28 ans. Nous avons toujours apprécié le service à la clientèle et nous travaillons avec notre conseiller Nody Civil depuis deux ans. Il est très compétent et très gentil, et vient plusieurs fois pendant la saison de croissance pour s’assurer que tout va bien. Les conditions d’entreposage et de transport sont également avantageuses. Après le 31 décembre, nous recevons une allocation pour payer les frais d’entreposage et une bonne partie de notre transport est également remboursé.

« Ce n’est pas toujours facile d’obtenir la qualité exigée pour la consommation humaine en culture biologique… mais nous pouvons compter sur l’équipe de Ceresco pour nous aider à trouver une solution. »

Cette année, nous produirons la variété de soya AAC Kovik. C’est une variété que nous cultivons pour la deuxième année et nous en sommes très satisfaits. Elle a de gros grains (4 700 grains/kg), une maturité de 2650 UTM et un très bon rendement. Elle branche bien et ferme rapidement les rangs, ce qui est important en régie biologique pour contrôler les mauvaises herbes », renchérit Jean Côté.

L’avenir

Les deux associés regardent à transférer leur ferme dans un avenir plus ou moins rapproché, car ils entament leurs soixante-dix ans d’âge. Un de leur neveu, Jean-Sébastien Tardif, travaille avec eux et montre un intérêt à prendre la relève. Muni d’un diplôme en mécanique, il apprécie les travaux de ferme, surtout avec le tracteur muni d’un GPS. La nouvelle génération raffole de l’électronique, qui facilite et accélère le travail au champ.

Cependant, Jean Côté déplore le manque de soutien gouvernemental pour la relève. Il y a 40 ans, les subventions à l’établissement étaient environ les mêmes qu’aujourd’hui. Autant dire qu’il n’y en a pas, avec le prix des terres qui a explosé et les machineries et équipements qui valent leur pesant d’or. Peut-être que d’autres alternatives se présenteront pour aider le jeune homme. Le temps le dira !

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Nody Civil, M. Sc.
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